Drame au Conseil Constitutionnel, les boîtes noires n’ont toujours pas été retrouvées

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Drame au Conseil Constitutionnel, les boîtes noires n’ont toujours pas été retrouvées

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Accident mortel au Palais-Royal.

On apprenait dans le Parisien du 23 juillet qu’un OVNI s’était abattu sur le Palais-Royal où siège le Conseil Constitutionnel. Les causes de l’accident restent inconnues. Les boites noires de l’appareil n’ont toujours pas été retrouvées . On soupçonne les forces de sécurité de les avoir dissimulées (chez les FAI).

Qu’était le Conseil Constitutionnel avant sa totale destruction ?

En France, la mission essentielle du Conseil Constitutionnel, en plus de recycler les dirigeants déchus, consistait à valider que toute loi s’inscrivait dans le respect de la Constitution française.

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Recyclage de la biomasse politique

Notez que ces ex-dirigeants, élus à vie parce que réputés “sages”, continuent de faire de la politique, mais sans autre mandat que celui que la Constitution a bien voulu leur donner, en censurant (ou pas) les lois élaborées par des politiques élus en exercice.

La Constitution du 4 octobre 1958, comme la Bible, repose sur divers fragments

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Dans le cadre de la “Loi Renseignement” hourdie par les braves compaings Valls et Cazeneuve, le Conseil Constitutionnel a été saisi par François Hollande ainsi que plus de 60 députés. Pas pour les mêmes raisons bien sûr.

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Les députés, certes peu nombreux, l’ont fait par conviction, parce qu’ils pensaient que cette loi n’était pas bonne, qu’elle contrevenait à la garantie constitutionnelle de respect des libertés individuelles.

François Hollande l’a fait pour gagner des points auprès de l’opinion en se présentant comme garant de ces libertés que Valls et Cazeneuve ne pouvaient plus prétendre défendre. Il l’a également fait parce qu’il savait que toute décision prise par le Conseil Constitutionnel était à jamais gravée dans le marbre, conformément à la Constitution.

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Article 62 : Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles.

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Mais le plus scandaleux, c’est que parmi tout cet aréopage d’anges déchus et de spécialistes du droit public, personne n’a été capable de trouver où que ce soit dans nos textes fondateurs une mention quelconque du respect de la vie privée comme extension du domaine de la liberté voire, faute de mieux, de la propriété.

Car dans aucun de ces textes, qu’il s’agisse de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, du préambule de la Constitution de 1946 ou de la Constitution de 1958, la vie privée n’apparaît.

[one_half]La preuve :

  • Art. 2. –
    • Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.
  • Art. 4. –
    • La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

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  • Art. 10. –
    • Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.
  • Art. 11. –
    • La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Nous sommes libres de penser et dire ce que nous voulons, de croire ce que nous voulons, de regarder en cachette des films pornos pompés sur le web, mais nulle part il n’est écrit que tout ceci est protégé par le sceau du secret. En fait, rien ne nous appartient de tout cela, et c’est pour cela qu’ils ont le droit de fouiller dedans.

Au bout du compte, ce que l’on comprend avec cette décision, c’est que l’homme est libre mais ne s’appartient pas. De même que le suicide était autrefois interdit, de même que la mort choisie, même en situation de maladie, est interdite, le secret est interdit. Nous pouvons exprimer n’importe quelle opinion qui ne trouble pas l’ordre publique, mais les forces de sécurité ont le droit de la connaître, d’entrer par effraction dans nos vies, d’employer pour cela n’importe quel moyen qu’elles estiment nécessaire et approprié, sans avoir à rendre de compte à quelque autorité judiciaire que ce soit. Cette liberté n’est plus garantie par la Justice mais se trouve désormais entre les mains des politiques.

Edwy Plennel a écrit, il y a fort longtemps (mais il avait déjà sa moustache), “Les mots volés”, au sujet des écoutes dont il avait été une victime, parmi d’autres, quand François Mitterrand faisait écouter les gens à la pelle / l’appel^^.

Mais finalement ces mots n’étaient pas volés parce qu’il ne lui avaient jamais appartenu.

Nous constatons, en ce triste jour où l’OVNI “Loi Renseignement” s’abat sur le Palais-Royal, que nous n’avons que l’usufruit de nos corps et de nos pensées. Que la seule chose que garantissent encore nos démocraties, c’est que l’état n’en a que la nue-propriété. Il peut prélever des phrases comme il peut prélever des organes. Dans l’intérêt général. Au hasard. Et vous condamner avant même que vous n’ayez fait quoi que ce soit.

La critique du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU n’y a rien fait.

Pas plus que l’article de Christine Lazerges (Présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH)) dans Le Monde du 23 septembre 2014 dans lequel celle-ci déclarait :

Les risques majorés d’attaques terroristes sur le sol français, contre ses ressortissants ou les intérêts de la nation ne doivent pas conduire à porter atteinte à l’État de droit, à le saper. Si le curseur protégeant les droits fondamentaux et les libertés individuelles venait à céder du terrain, ce serait là la plus flagrante et durable victoire du terrorisme sur les valeurs que nous portons. Ne mettons jamais en péril l’État de droit.

L’État français s’est prononcé souverainement par la voix de son peuple au travers de son parlement, du gouvernement qui en est issu, et de sa cour suprême, et ce malgré les mobilisations, malgré les voix qui se sont élevées un peu partout. Les “sages”, en ne censurant pas cette loi, prétendent avoir respecté la Constitution. L’Élysée, qui se dit satisfait, déclare que les articles censurés ne modifient par l’équilibre de la loiValls parle d’un progrès décisif.

Ce faisant, la France a envoyé un signal au Monde, urbi et orbi, qui dit précisément ceci :

En France, pays de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, du rejet de l’absolutisme royal, la fin justifie encore les moyens.

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Wake up.

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Je tente de décrypter l'actualité en croisant différentes sources d'informations dont je fournis systématiquement les liens. Je livre également mes réflexions sur la compréhension que j'ai des événements dans l'espoir de susciter un échange avec les lecteurs. On me reproche à l'occasion de faire des articles trop longs, mais je m'efforce surtout d'être clair. Je suis ouvert à la critique si celle-ci est constructive et permet de progresser.

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