Manuel “Orwell” Valls, Premier Menteur

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Manuel “Orwell” Valls, Premier Menteur

Ordre Liberté

Manuel Valls est un menteur.

Cela fait longtemps que les français en sont à peu près convaincus, mais qu’il se rassure  : personne ne peut affirmer à l’heure actuelle qu’il l’est plus que les autres acteurs du paysage politique français. Tout ce que l’on sait, c’est que l’on se situe à un niveau de mensonge qui relève du pathologique et qui nous amène à nous poser une question essentielle pour une bonne orientation thérapeutique.

Manuel Valls Big BrotherSommes-nous face à un mythomane ou a-t-il basculé dans le pur psychotique d’un monde idéal dans lequel il vivrait seul, accompagné de son ami Manuel Valls ?

Nombreux sont celles et ceux qui se mobilisent pour dénoncer l’utilisation abusive de l’état d’urgence et les détournements dont il fait l’objet après seulement 1 mois de mise en œuvre. Pour quelles raisons valables des militants écologistes sont-ils assignés à résidence par exemple ?

[quote font_size=”14″ bgcolor=”#f6f1f1″ bcolor=”#9dbecc” arrow=”yes”]« Dans ces moments-là, ce n’est pas seulement un problème de terrorisme qui est posé, c’est aussi un problème d’ordre public. »[/quote]

Avec ce type de déclaration, nous pouvons être certains que, le jour où les manifestations reprendront du côté de Notre-Dames-des-Landes, il ne sera pas question de démocratie et de liberté d’expression mais de troubles de l’ordre publique. Troubles qui justifieront l’application de l’état d’urgence au bénéfice de son prédécesseur en permettant à la police ou à l’armée de veiller au bon déroulement des travaux quand ceux-ci reprendront.

Qu’est-ce qu’un trouble de l’ordre public en fait ? Si nous avons un philosophe ou un juriste dans l’assistance, qu’ils se manifestent et nous aident à définir les contours assez flous d’un concept qui, implicitement, limite l’usage de nos libertés fondamentales.

Les français, dans leur immense majorité, avaient compris et accepté l’idée de ne pas manifester lors de la COP21 après les attentats de Paris afin de ne pas disperser les forces de sécurité. L’interdiction pure et simple de tout évènement pendant que se tient la COP21 et l’assignation à résidence de certains militants sont en revanche un aperçu de ce qui nous attend lorsque le dispositif exceptionnel qu’est l’état d’urgence sera rendu “normal” d’un point de vue juridique une fois son principe inscrit dans la Constitution.

Car telle est l’ambition de François Hollande et de Manuel Valls : graver dans le marbre constitutionnel que l’état d’urgence fait partie de la panoplie minimale du bon policier de sorte que son emploi, arbitraire, se fera dans le respect de l’état de droit, c’est à dire sans se départir, aux yeux du reste du monde, des oripeaux de la liberté que l’on nous envie tant. Mais ça, c’était avant l’état d’urgence.

Tant que la France est en situation d’état d’urgence, elle n’est mécaniquement plus un état de droit, quoi qu’en pense Manuel Valls, puisque ses dispositions font en sorte de limiter pour un temps les libertés individuelles pour une plus grande efficacité sécuritaire (du moins c’est ce que l’on en attend).

Il n’est donc pas possible d’être à la fois un état de droit et en situation d’état d’urgence.

Or Manuel Valls prétend effrontément le contraire :

[quote font_size=”14″ bgcolor=”#f6f1f1″ bcolor=”#9dbecc” arrow=”yes”]« L’état d’urgence, c’est l’état de droit. C’est un principe de droit que nous voulons d’ailleurs constitutionnaliser.»[/quote]

Donc nous pouvons répondre à Manuel Valls, qui a dû sécher trop souvent ses cours de droit publique :

Non, monsieur Valls, l’état d’urgence n’est pas l’état de droit. C’est une loi qui interrompt temporairement celui-ci. Et c’est justement la raison pour laquelle vous souhaitez le constitutionnaliser, pour le rendre “légal” sur le plan constitutionnel et compatible avec l’état de droit. Auriez-vous oublié les propos du Président de la République lui-même :

[quote font_size=”14″ bgcolor=”#f6f1f1″ bcolor=”#9dbecc” arrow=”yes”]Car nous avons prolongé… vous allez prolonger l’état d’urgence au-delà des 12 jours, pour 3 mois. Mais après l’état d’urgence nous devons être pleinement dans un état de droit pour lutter contre le terrorisme (26’23)[/quote]

A cette fin, vous avez expressément demandé aux parlementaires, réunis en Congrès à Versailles, d’abandonner leur pouvoir constitutionnel de contrôle sur l’usage que fait l’exécutif de l’état d’urgence. Une fois inscrit dans la Constitution, le peuple, par la voix de ses représentants, ne pourra plus s’opposer à l’utilisation de l’état d’urgence par l’exécutif. Quant à son inscription dans la Constitution, elle empêchera toute tentative de QPC (question prioritaire de constitutionnalité) à l’encontre d’un usage abusif de cette arme institutionnelle.

 

Nos libertés fondamentales sont menacées. L’état d’urgence, qui est une situation exceptionnelle, n’a pas vocation, dans un état de droit, à devenir la norme du fonctionnement de la police et de l’armée. Si nos libertés sont encore qualifiées de fondamentales, c’est parce que la modification constitutionnelle n’a toujours pas eu lieu – elle doit être empêchée !! – et parce que nous risquons bien, si celle-ci est faite, de retrouver notre liberté au plus profond de notre fondement si ce n’est d’un cul-de-basse-fosse.

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Wake up.

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Je tente de décrypter l'actualité en croisant différentes sources d'informations dont je fournis systématiquement les liens. Je livre également mes réflexions sur la compréhension que j'ai des événements dans l'espoir de susciter un échange avec les lecteurs. On me reproche à l'occasion de faire des articles trop longs, mais je m'efforce surtout d'être clair. Je suis ouvert à la critique si celle-ci est constructive et permet de progresser.

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Manuel "Orwell" Valls, Premier Menteur

Valls affirme que l'état d'urgence, c'est l'état de droit. Là, on nage en plein scénario orwellien. La guerre, c'est la paix. La surveillance, c'est l'pied?
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